

Tous les bénéfices de la lumière du jour ne sont pas directement visibles. Des recherches montrent que même de petites améliorations de l’exposition à la lumière du jour peuvent contribuer à un meilleur rythme circadien, à une meilleure qualité du sommeil, à une vigilance accrue et à un meilleur bien être mental. Le rythme circadien est l’horloge interne du corps humain sur 24 heures, qui régule la somnolence et la vigilance en fonction de la lumière et de l’obscurité.
Des choix architecturaux tels que l’épaisseur des murs et la profondeur des embrasures déterminent la profondeur de pénétration de la lumière du jour dans un espace et la durée d’exposition des utilisateurs. Des compositions de façade plus fines, rendues possibles par des systèmes d’isolation de haute performance tels que Kooltherm et AlphaCore, peuvent aider à préserver la qualité de la lumière du jour tout en répondant à des exigences énergétiques élevées. En Flandre, ces exigences énergétiques sont notamment encadrées par la réglementation EPB, qui influence la composition de l’enveloppe du bâtiment.
Notre perception de la clarté est relative. L’œil s’adapte rapidement aux variations de niveaux lumineux. Une légère augmentation de la lumière du jour n’est donc pas toujours consciemment perçue comme « plus lumineuse ».
Sur le plan biologique, le fonctionnement est différent.
Le corps réagit à la quantité de lumière biologiquement active qui atteint la rétine. La lumière du jour riche en bleu influence particulièrement l’horloge biologique, qui régule le sommeil, la vigilance et la production hormonale. Cela signifie qu’un espace peut sembler visuellement comparable, tandis que l’impact biologique diffère. De petites améliorations de l’apport de lumière du jour peuvent ainsi contribuer à une meilleure qualité du sommeil, à des rythmes jour nuit plus stables et à une concentration accrue pendant la journée.
La lumière du jour en architecture ne concerne donc pas uniquement le confort visuel, mais également des effets physiques et la santé.
Traditionnellement, la lumière du jour est évaluée à l’aide de paramètres mesurables tels que :
Ces paramètres restent essentiels pour le confort visuel. Cependant, de plus en plus d’études mettent en avant une seconde dimension : les effets non visuels de la lumière.
La lumière du jour peut contribuer à :
Des études de population à grande échelle et des recherches récentes sur le rythme circadien¹˒² confirment qu’un nombre accru d’heures d’exposition à la lumière du jour est associé à un rythme de sommeil mieux aligné, à une humeur plus positive et à un bien être général accru. Cela vaut également lorsque les utilisateurs ne formulent pas explicitement la différence.
En Belgique, une grande partie de la construction résidentielle est réalisée au sein de structures urbaines existantes. Des parcelles étroites, une construction mitoyenne et une distance limitée par rapport aux bâtiments opposés restreignent la quantité de lumière du jour directe.
En particulier pour les logements au rez de chaussée, les appartements situés dans des rues étroites, les logements étudiants et les appartements de soins dans un contexte urbain dense, la lumière du jour peut rapidement être dégradée. Cela a un impact sur le rythme biologique des occupants.
Lorsque des niveaux de performance d’isolation plus élevées sont visées et que les façades s’épaississent, la profondeur des embrasures augmente. L’angle d’incidence de la lumière se réduit alors, et la lumière du jour pénètre moins profondément dans les espaces de vie.
Dans de telles situations, une réduction de quelques centimètres de la composition de la façade peut faire la différence entre un apport minimal de lumière du jour et un espace sensiblement plus lumineux.
En Belgique, la lumière du jour n’est pas fixée légalement via une méthode de calcul uniforme, mais évaluée dans des cadres plus larges liés à la qualité du logement, aux procédures de permis et aux études de conception. En pratique, des cadres de référence tels que l’EN 17037 sont régulièrement utilisés pour évaluer les performances de la lumière du jour.
Cette approche encourage les concepteurs à évaluer la lumière du jour de manière intégrée, y compris la vue, l’éblouissement et l’apport de lumière solaire. La lumière du jour passe ainsi d’un simple critère de vérification à un véritable outil de conception.
C’est précisément dans cette approche plus large que l’on constate que la composition de la façade, la profondeur des embrasures et le choix des matériaux ont une influence directe sur l’expérience finale et la qualité de la lumière du jour.
Lire plus :Concevoir avec la lumière du jour - de la réglementation à des espaces centrés sur l’humain
D’un point de vue architectural, la lumière du jour est souvent associée à la taille des fenêtres. Pourtant, les performances de la lumière du jour sont au moins autant influencées par :
Lorsque les façades s’épaississent, les fenêtres se retrouvent plus profondément dans l’embrasure. L’ouverture visible vers le ciel se réduit alors et l’angle d’incidence de la lumière diminue. Il en résulte que la lumière du jour pénètre moins profondément dans l’espace.
Dans les zones arrière d’un espace – où se trouvent souvent des postes de travail, des assises ou des lits – cela peut faire la différence entre une exposition limitée et une exposition significative à la lumière du jour au cours de la journée.
Même si le facteur de lumière du jour moyen n’augmente que de manière minimale en pourcentage, l’exposition cumulative peut être biologiquement perceptible.
Les études en chronobiologie et en science de la lumière présentent un tableau cohérent :
Cela souligne que la conception de la lumière du jour va au delà de l’esthétique. Il s’agit d’effets subtils et durables sur la santé et le fonctionnement.
C’est ici que les choix techniques de construction rejoignent l’expérience humaine.
Des systèmes d’isolation de haute performance tels que Kooltherm et AlphaCore atteignent les performances thermiques souhaitées avec une épaisseur relativement limitée par rapport à de nombreuses alternatives traditionnelles courantes. Cela permet des compositions de façade plus fines.
Une composition plus élancée signifie :
Ce qui semble être, au niveau du détail, un gain de quelques centimètres peut, au niveau de l’usage, contribuer à une meilleure vigilance pendant la journée et à un rythme de sommeil plus stable à long terme.
L’isolation n’est donc pas uniquement un choix thermique, mais aussi un facteur de qualité de la lumière du jour et de bien être.
Dans des bâtiments économes en énergie et pérennes, la combinaison des performances thermiques et de la qualité de la lumière du jour est essentielle. En intégrant la lumière du jour dès les premières phases de conception dans les choix relatifs à la composition de la façade et aux matériaux d’isolation, il devient possible de consilier à la fois les objectifs énergétiques et de bien être.
La lumière du jour n’est donc pas seulement un élément architectural, mais une composante essentielle des conceptions de bâtiments sains.

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